Le recul de l'euro menace la reprise américaine

الموضوع في 'منتدى كلية العلوم الاقتصادية' بواسطة elmoudjahid, بتاريخ ‏8 مايو 2010.

  1. elmoudjahid

    elmoudjahid عضو مميز

    Les états-Unis, qui profitaient de la faiblesse du dollar par rapport à la monnaie européenne, vont avoir plus de mal à vendre leurs produits sur le Vieux Continent, alors qu'ils veulent doubler leurs exportations en cinq ans.

    Le président Barack Obama est d'accord avec la chancelière allemande, Angela *Merkel, pour apporter une «réponse forte» à la crise de l'euro. Mais sa chute, en dessous de 1,26 dollar jeudi, son plus bas niveau depuis mars 2009 (1,27 vendredi), panique les exportateurs américains. Elle risque même de leur faire oublier la création, annoncée vendredi, de 290 000 emplois entre mars et avril, marquant le retour des chômeurs sur le marché du *travail.

    Washington a toujours officiellement défendu un billet vert fort. Mais, dans la réalité la faiblesse, du dollar l'aidait à vendre plus facilement ses produits à l'étranger. C'est ce que Louis Gallois, président d'EADS et grand concurrent de Boeing avec ses Airbus, dénonçait comme un « avantage compétitif» qu'il chiffrait par un manque à gagner de «3 milliards d'euros de résultat annuel en trois ans».

    Les déboires de la Grèce changent aujourd'hui la donne. La baisse de l'euro renchérit les prix des produits américains exportés vers l'Europe. À l'inverse, elle favorise les industriels du Vieux Continent qui se plaignent de la force de la monnaie européenne.

    De fait, la glissade de l'euro risque de coûter cher aux Américains. «Les problèmes financiers à l'étranger ont toujours le potentiel de se traduire par un ralentissement des exportations américaines », souligne Eric Rosengren, l'un des dirigeants de la banque centrale des États-Unis.


    Rogner les marges

    En effet, si la croissance de l'économie américaine s'améliore, elle reste fragile. Le PIB (produit intérieur brut) du pays n'a augmenté que de 3,2 % au premier trimestre de cette année contre une hausse de 5,6 % pour le trimestre précédent. Surtout, les exportations des États-Unis vers l'Europe ont chuté de 12 %, à 11,9 milliards d'euros en janvier dernier, tandis que leurs achats sur les marchés européens ne reculaient que de 2 % à 14,7 milliards d'euros.

    La tendance, si les problèmes de la Grèce ne sont pas rapidement résolus, ne peut que s'accentuer alors même que le président américain, Barack Obama, veut multiplier par deux les exportations des États-Unis dans les cinq prochaines années. Son objectif est de réussir à créer 2 millions d'emplois nouveaux dans son pays et faire tomber le taux du chômage qui touche actuellement 9,9 % de la population.

    «Les entreprises américaines ont en ce moment de bonnes marges », temporise un économiste chez IHS Global Insight, qui pense qu'elles ont en outre les moyens de proposer des services susceptibles de maintenir leur compétitivité.

    Les États-Unis peuvent aussi se retourner vers l'Asie pour compenser la baisse de l'euro. Mais pour beaucoup de chefs d'entreprise la seule solution sera de rogner leurs marges.​